Cela fait pas mal de temps maintenant que je suis au chômage et il est complexer d'expliquer toutes les variables qui font qu'on y reste aussi longtemps comme moi.
Je touche des allocations d'attente, je suis sorti de l'école et depuis je suis dans cette spirale.
A la fin de mes études, qui n'ont pas été vraiment finie mais abandonnée parce que je n'y arrivais plus, je me suis retrouver à devoir remplir tout un tas de papiers, à m'inscrire, à voir diverses personnes au forem notamment qui m'ont inscrite, 9 mois plus tard je touchais le chômage (le minimum autrement dit 350 euros par mois).
Et voila que commence mon parcours de chômeur, j'attend des nouvelles.
Etant sorti de l'école en décrochage complet de ma vie, dépressif sans le savoir, sans l'admettre, ayant perdu le goût de mes passions qui pourtant était le moteur auparavant de mon envie de réussir.
Il se trouve que j'ai été attiré par l'informatique dés mon plus jeune âge, mais cela n'a jamais été très bien perçu dans ma famille, j'ai longtemps été critiquer pour le temps que je passais sur mon ordinateur, finissant par être cantonner dans ma chambre puisque dés que j'en sortais c'était pour être critiquer. C'est dans cette ambiance que je me suis développer, n'ayant aucun contact ni aucun rapport avec mes parents, maudissant les émissions de télés créant et nourrissant le clicher d'une maladie quelconque au sujet de l'addiction des ordinateurs.
Je vous l'assure on ne tombe pas la dedans tout seul. On y est pousser !
Mes parents espéraient peut-être que je suive et reprenne le flambeau de l'entreprise de mon père, qui est plombier indépendant et dont les affaires vont bien.
Pour que vous comprenniez il faudrait que je vous explique tout depuis le début. Cela commence en 1ere secondaire dans une école privée de Braine-l'Alleud, l'Institut Vallée Bailly pour être exact. C'était une époque ou j'étais très agiter, je n'ai aujourd'hui pas encore réussi à m'expliquer pourquoi j'étais ainsi, mais mes profs m'avaient en horreur, j'étais infernal, je leur répondais quand il tentait de me punir, j'ai passé tout mes mercredis après-midi en retenue, je dis bien TOUT mes mercredis. J'y avais même pris goût! J'aimais quand même beaucoup l'infrastructure de l'école, je le sais maintenant. Mais il semble que quelque chose n'allait pas dans ma vie. Mes parents n'avaient pas l'air de s'en soucier finalement. Ils ont préféré se dire que j'étais difficile et que je devais suivre les pas de mon père.
A la fin de cette première secondaire, je n'étais plus le bienvenu dans l'école, je me rappelle avoir beaucoup pleurer durant les grandes vacances car j'allais me retrouver à l'IPAM à Nivelles dans l'école ou mon père avait été durant sa jeunesse et qu'il ne cessait de vanter en racontant ces délires et conneries d'époque. Et je peux vous dire que ce n'est qu'une partie émergée de l'iceberg que j'ai entendu, parce que cette école renferme les pires jeunes que vous puissiez croiser, gérer d'une main de fer, avec des pré-conception mafieuse, des menaces sur votre vie si vous osez dénoncer un mauvais acte, bref, j'étais la dedans d'un côté avec l'image positive que mes parents ont voulu me donner de cette école et de l'autre l'image réel que j'en avais, ayant une lutte entre ces deux choses, d'un côté voulant faire plaisir à mes parents et de l'autre me montrer bonne élève car j'ai ressenti au final cela comme une punition bien méritée.
J'y suis rester jusqu'en 3eme niveau technique (général) option électromécanique ou le clash suivant est survenu, c'est un peu à cause d'un de mes profs, celui de math qui était vraiment une peau de vache, j'avais déjà en moi le sentiment de ne pas être ou je devais mais c'est quelque chose que je refoulais en moi. J'ai doublé ma 3eme à cause du cours de math, j'ai fini avec 40%, j'ai bien eu un examen de passage mais je n'ai pas eu la force d'étudier.
C'est une chose que je remarque c'est que souvent mon énergie s'épuisait après quelques temps, comme si quelque chose me vampirisait mon energie dans mon environnement.
J'ai finalement osé pousser ma mère à accepter de me faire passer à l'Athénée de Braine-l'Alleud, ou j'ai décidé de choisir quelque chose qui me plaisait vraiment, me voila donc en option science forte + 2 heures d'informatique. Cette années là était du pur bonheur, enfin des gens plus ou moins normaux autour de moi! Et chose incroyable des filles ! (oui car à l'ipam il y avait 2 filles sur toute l'école) j'ai vraiment pris beaucoup de plaisir, je m'amusais vraiment, les gens se cassait parfois mais jamais avec ce même comportement destructeur retrouver à l'ipam. Toujours avec humour dans le fond.
Je réussissais sans rien faire mes cours de sciences, j'étais vraiment à l'aise, rien qu'en entendant les profs énoncer leur cours me permettait d'avoir mon 85% peinard, mais j'étais en très fort échec dans les langues (sauf le français), anglais allait un peu mieux mais j'étais quand même en échec et aux environs de 20% en néerlandais, on m'avait dit qu'on ne me laisserait pas passer l'année après les examens de Noël, j'ai quelque part eu le malheur de le dire à mes parents, à ma mère qui y a vu le même problème qu'en premier secondaire à la vallée bailly (je suppose qu'elle se concertait avec mon père) que je craignais vraiment.
Donc on m'a forcer à arrêter l'école 1 ou 2 mois après les examents de noel, ca devait être en février mars, j'étais denouveau mal en moi, ce même sentiment survenu après mon remerciement à la vallée bailly. Mes parents m'ont mis la pression pour que je parte en contrat d'apprentissage, je me suis retrouver devant des gens qui me regardait comme un vaurien, je n'aimais à nouveau pas cet environnement dans lequel on me poussait mais je me sentais incapable d'affronter la violence de mes parents, j'avais eu des difficultés dans mes cours de langue à l'athénée et j'aurais aimer pouvoir les éluder pour continuer sur ma lancée en science mais impossible de négocier la desssus et vous savez quand j'en parlais c'était le début de l'époque ou commencait les conflits communautaire dans notre pays, j'ai beaucoup entendu mon père pester les flamands. Les traiter de tout les noms et j'en passe...
Il faut dire à l'ipam le néerlandais qu'on avait c'était vraiment n'importe quoi, notre prof nous donnait nos feuilles de vocabulaire, nous donnait son cours chaque fois en feuille et puis on devait nous même lire le tout pendant cours, faisant individuellement notre cours... la prof passant son temps à faire se manicurer, à faire des papiers de je ne sais quoi, à faire ses corrections... c'était vraiment une spéciale Madame Colin. Je ne sais pas si elle y est encore à l'IPAM mais je suis persuader que tout ceux qui sont passer par elle se sont retrouver en déficit au niveau du néerlandais. Et je l'ai eu les 3 années secondaire à l'IPAM. C'est peut-être de là que venait la grosse fracture entre le néerlandais vacances de l'ipam et le néerlandais de niveau général bien structurer et pousser de l'athénée. J'avais de grosse lacune dans le fond, que l'athénée n'a su combler, car malgré la structure et le niveau de l'athénée rien ne permettait de combler ses lacunes dans le fond.
Donc me voila entrant dans le circuit des contrats d'apprentissage, me voila engager par mon propre père en plomberie, les jours se passent avec mon père, tout les jours me lever tôt et devoir passer ma journée à balayer partout ou mon père passait, à porter des sacs bien trop lourd pour moi, à porter des baignoires de 200 kilos avec mon père, à recevoir des coups de clé à molette sur la tête (des petites tapent) parce que je suis trop mou, c'était un calvaire qui a durer 4 mois, j'ai même essayer d'apprendre, je demandais à faire des montages à mon père, mais quand je prennais les outils et que je m'y mettais il finissait par me les arracher énerver en me disant que j'étais trop mou, mauvais et lent. J'avais pas le temps de m'acclimater à l'outillage et aux gestes à acquérir. Là j'étais vraiment à bout... j'ai craqué plusieurs fois, je pleurais avec ma mère, je me demande comment j'ai fais pour ne jamais intenter à ma vie avec tout ce que j'ai traversé.
Ma mère finit par se renseigner et trouva toujours dans la filière apprentissage, le domaine du technique informatique, j'ai donc passé la main avec mon père lachant un souffle de soulagement incroyable. J'ai été engager dans une chouette magasin d'informatique à 2001 informatique, avec des gens patient, conscencieux, intelligent et avec de l'expérience et qui avait un comportement normal ! j'y suis rester 10 mois, à la fin j'étais épuiser et puis il fallait aller à Namur pour les cours, j'adorais ce que je faisais mais j'en faisias trop, ici le problème est que je ne me donnais aucune limite, je restais le plus tard possible au magasin et finalement je me suis retrouver déprimer par l'effet que j'appellerais boulot métro dodo. J'avais pas de vie affective, pas de filles dans le circuit apprentissage, pas dans ceux dans lequel j'étais, il y avait bien une fille pour les cours d'info, mais un vrai garçon manque qui parlait de drogue du soir au matin. En fait au cours, je n'avais pas beaucoup d'affinités avec les personnes. J'étais toujours avec le même gars, j'ai même oublié son nom pour dire... :( Les plaisanteries que j'aimais à l'athénée et l'humour des personnes, me faisait du mal, je ne parvenais pas à en rire, parce que quelque part c'était pas l'environnement que je souhaitais.
J'ai arrêté avec regret pour mon patron de 2001 informatique, sa femme tout ce petit monde était formidable ! J'ai vraiment aucun reproche à leur faire que du contraire, ils m'ont vraiment permis de gagner quelque chose de ce passage de 10 mois chez eux, j'ai appris à utiliser des outils, des méthodes de travail, de gestion de stock, vraiment très intérressant!
J'ai décidé d'arrêter épuiser et de reprendre les études, j'ai denouveau osé affronter mon père et ma mère imposant mon choix, il fallait que je retourne en humanité, je me suis donc retrouver en 4eme TQ gestion et secrétariat, j'ai pris l'option ou on utilisait des ordinateurs pour ne pas être dépayser, la première année je l'ai réussi haut la main, puis la 5eme un peu plus dur et la 6eme je l'ai ratée, il faut savoir que c'est aussi la période ou j'ai eu ma première petite amie, avec qui je suis resté 2 ans, de la mi-4ème jusqu'a mi-6ème, la rupture avec elle fut douloureuse pour moi, je me suis retrouver aussi bas que j'avais déja pu l'être et je n'ai plus su fournit d'effort pour réussir mon année, j'étais anéanti. J'ai doublé cette année là, j'avais trop de cours ou j'étais en échec que pour avoir des examens de passage. Pourtant les profs étaient encore plus ou moins bon, parfois dur mais je ne me laissais pas détruire cette fois, l'ambiance était bon enfant en classe, en 4ème du moins parce que plus les camarades approchait de leur majorité et plus il devenait... je ne sais pas comment dire, il y avait moins cette simplicité dans les rapports, ca devenait plus complexe, quelque chose de nouveau pour moi. C'est surtout quand la rupture est arriver, j'étais dans un tel état qu'on m'évitait. Je parlais toujours des gens qui vous blessent qui du jour au lendemain sans explication vous laisse tomber, ne vous laissant aucune chance de vous améliorer.
Un de mes points faible en fait, les rapports avec les autres, quand j'étais à la vallée bailly je m'entendais avec beaucoup de personnes, je n'avais pas peur de parler, j'étais disons, socialiser, confiant en moi, mais après mon passage à l'ipam, avec tout mes échecs, avec le passage avec mon père qui ne fit qu'aggrandir le gouffre nous séparant déjà. Tout ça... pffff, je ne m'explique pas comment je me suis laisser détruire.
J'ai bien tenté de refaire ma 6ème à l'athénée pour enfin avoir ce foutu diplôme qui m'aurait permis d'entreprendre des études supérieur dans le domaine de l'informatique... mais depuis la rupture avec la fille j'étais déprimé et j'ai été dans cet état constamment, toujours à souffler, démotivé, le regard vide, les épaules tombantes, même les profs devenaient agressif à la fin parce que ca les énervait mais rien ne me permettait d'aller mieux, c'est aussi lors de cette seconde 6eme que j'ai rencontré des personnes qui se droguaient à l'herbe et au shit, j'étais déja fumeur de cigarette depuis l'ipam, fallait bien s'intégrer dans la masse d'une manière ou d'une autre. Même chose ici, j'ai touché au joint, on me proposait, on était sympa avec moi, on me laissait venir dans le groupe de personnes et puis un des gars était aussi fan d'informatique donc on avait quelque chose qui nous rapprochait, mais dans mon état ce n'était pas forcément le meilleur choix, mais je vous le dis, de toute façon, je ne voyais pas ma vie s'éterniser.
j'ai finalement arrêter cette 6ème avant la fin et mes parents ayant pour eux déjà fait tout leur possible pour moi, même limite déjà de trop selon eux, j'étais le sale gosse pourri gâté limite, je me suis donc inscrit au chômage pousser par ma mère dans des démarches administrative obligatoire, n'ayant pas envie de me pousser à faire une 3ème 6eme, j'en avais pas la force de toute façon, j'étais une loque.
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